Réflexions autour de mon premier article, notre façon de pratiquer le BDSM, pensées et D/S (exemple de séances)

Après t’avoir parlé de ma vision des choses sous le coup de l’agacement vis-à-vis d’un certain « Maître » bien-pensant et de tout un tas de règles dites « obligatoires » pour entrer dans la communauté du BDSM, je t’avais écrit un article (Débat esclave/soumise, « vrai » bdsm et communauté des diktats. Mes réflexions et mon témoignage: comment j’ai découvert mes envies « hards », et conçois ma soumission aujourd’hui) venant du fond de mes tripes, sans relecture, et « pondu » en 1 heure, ce qui est très rare pour moi.

Je me suis rendue compte que comme toujours, on pouvait mal me comprendre. Je ne veux pas modifier cet article précédent car comme je viens de l’écrire, il est « sorti » de moi, de mon cœur. « Réécrire, c’est trahir » comme dirait l’autre 😉 Je me permets donc, et après un sondage assez unanime sur Twitter pour être sûre de ne pas trop te lasser avec ces histoires, de revenir pour une nouvelle page pleine d’explications, pas de justifications, mais de discussion, de confession, et de prise de recul pour moi. J’aime en effet à croire que dans quelques mois ou années je pourrai relire mes écrits et me rendre compte d’une progression, ou du moins d’une évolution. Je considère ainsi ce blog comme un espace d’échange, mais aussi comme un journal de bord.

 

 

Je vais tâcher d’éclaircir quelques points et de répondre aux questions posées par messages privés.

 

 

 

Mon amour est aussi mon Maître.

Oui, ce qui peut sembler particulier dans notre relation c’est que notre couple a grandi en même temps que nos pratiques dites « BDSM ». Cet homme, Douxcharmeur, est donc mon amoureux, mon chéri, mon compagnon, mais également mon Maître.

 

Une relation mi-figue mi-raisin, constituée par un subtil mélange de domination mais aussi d’égalité.

Je pense que le côté égalitaire l’emporte, puisqu’au quotidien il ne me soumet pas (tutoiement, ne choisit ni mes vêtements –sauf exceptions, parce qu’il me trouve sexy dans une tenue- ni ma nourriture, ni les gens avec qui j’entame une discussion, je parle librement avec les Twittos qui ne passent pas au préalable par lui…), seulement je crois aussi que notre relation d/s a permis de nous aimer encore plus. En effet, depuis que nous pratiquons, j’ai pris confiance en moi et en ma féminité, je sais de quoi je suis capable, et nous nous épanouissons sans avoir peur d’être jugé par l’autre en cas d’expression de nos fantasmes. Au lit, comme au quotidien, nous alternons le classique (vanille) et la soumission (bdsm). Ainsi, nous pouvons faire l’amour comme baiser, il peut me soumettre ou non. Je me considère comme vraiment chanceuse d’avoir à mes côtés cet homme qui partage ma vision de la sexualité, et n’a pas de tabou (J’ai découvert vraiment beaucoup de choses avec lui.)

 

Exemple d’une séance de BDSM.

Dans un moment intime, il peut m’appeler par mon nom de soumise, ce qui me soumet immédiatement à lui. Je peux aussi lui demander (souvent quand je suis éloignée de lui) de m’accorder une séance de soumission parce que j’en ai envie/besoin. Il y a des moments comme ça où il m’apparaît comme nécessaire de me sentir vulnérable, contrôlée, de lâcher prise entre ses mains. Je jouis plus facilement et cela me permet de « souffler ». J’aime le sentir viril. Ferme, mais amoureux. J’ai déjà pensé à essayer une « « « vraie » » » séance de BDSM avec un Maître « « « professionnel » » » mais en fin de compte, ce qui me permet d’aller plus loin c’est aussi ce lien de profond amour que je ressens pour Monsieur. Pour moi, personnellement, lier sentiments et domination est ce qui pour le moment m’épanouit.

 

Les ordres.

Ensuite, il me donne des ordres. De positions (Nous ne respectons pas celles dites obligatoires, mais les nôtres s’en rapprochent : le corps humain n’étant pas une pâte à modeler, y’a un moment où le placement des membres est le même.) par exemple il entame toujours une séance en me faisant me mettre à genoux, paumes ouvertes, ou SA PREFEREE : en m’ordonnant de m’allonger sur le ventre, comme en levrette, mais mes mains écartant mes fesses, le dos bien cambré, pour qu’il puisse admirer son « repas ».

Mais aussi de tenue. En effet, il me fait souvent porter menottes et collier (presque à chaque séance en fait), mais aussi des sous- vêtements ou de la lingerie fine (porte-jarretelle, nuisette, corset en cuir fabriqué par ses soins…) Il me demande tantôt d’avoir les cheveux détachés, tantôt de m’en faire des couettes ou une queue de cheval.

Nos séances sont plus ou moins hards, violentes, mais toujours variées, avec barre d’écartement/ paddle/ fouet/ sextoys/ anal/ gorge qu’il m’entraine à devenir profonde/ fessées…

C’est lui qui en décide même si je peux lui quémander un traitement particulier (j’adore être attachée, surtout au niveau des poignets, et qu’il me serre doucement la gorge, pas au point d’asphyxier.)

 

Punitions.

Niveau punition, il le fait parfois pour le plaisir, quand je ne me laisse pas jouir en fontaine (il a-do-re ça !) ou que je désobéis. Mais je l’avoue, il/On est un peu laxiste(s) là-dessus, ce n’est pas systématique. J’aime parfois contester ses ordres par défiance, pour le pousser à me punir et voir sa réaction, mais la plupart du temps je refuse par principe, je dis non par peur immédiate du changement. Mais je finis toujours par céder, et progresser en BDSM. J’ai tendance, et j’en suis consciente, à trop négocier. Et j’ai envie qu’il y aille franco (pas comme le dictateur, t’as compris.), et en même temps dans ces moments je le crains beaucoup.

 

Une soumission au lit, mais aussi quotidienne ?

J’ai écrit précédemment que je n’étais soumise qu’au lit, pas au quotidien. Je considère qu’il est juste de nommer ceci de cette manière, en comparaison avec d’autres pratiquants plus extrêmes qui dominent vraiment h24 (choix des tenues, régime alimentaire, ordre de se caresser en public, de porter des plugs à un repas de famille, vouvoiement constant…) J’ai reçu plusieurs messages m’interrogeant là-dessus. En fait, d’une certaine manière Il me contrôle aussi au quotidien car je le respecte comme amant, mais aussi comme Maître. Bien sûr qu’en tant qu’amoureuse je lui donne aussi des « directives» (« Bébé tu peux faire la vaisselle stp ? », « Nan mais sérieux, stoppe l’ordi’ un peu ! » « Viens me faire un bisou…»), mais je lui suis aussi soumise :

Ainsi, je porte en permanence une chaînette de soumise, je m’épile pour lui, je dors nue selon ses souhaits, s’il a envie de me soumettre entre midi et 2, il le fait, il me fabrique souvent des accessoires en cuir (magnifiques au passage !) que je dois porter, je dois lui envoyer des photos de moi…

Seulement, je ne suis pas encore prête à porter un plug en cours, à me caresser dans le train, à ne pas porter de culotte durant un repas de famille…

 

Des limites pas si fixes.

Pour conclure je dirais que j’ai tout un tas de limites qui ne demandent qu’à être dépassées avec du temps, de la fermeté mais aussi de l’amour.

Mon Maître est en contact avec d’autres hommes (d’ailleurs si besoin tu peux passer par moi pour en discuter, il n’est pas très présent sur les réseaux, je vous mettrai en contact et après je disparais) Qui échangent leurs idées  autour des pratiques du BDSM et  lui donnent des conseils pour surmonter mon caractère qui m’empêche de lâcher prise. Impossible pour moi de recevoir une gifle, d’être marquée (bleus, et même mes fesses ne rougissent que peu malgré le paddle.), trop violentée… Et pourtant je suis persuadée que j’en suis capable malgré le fait que cela m’effraye. Lui aussi le sait.

Ex : j’étais contre la gorge profonde, et depuis qu’il me force la bouche, en gérant le mouvement par sa main enserrant ma nuque, j’ai progressé !

J’ai tout de même certaines limites que je refuse coûte que coûte de franchir, des points plus extrêmes sur lesquels j’ai peu envie de m’attarder dans cet article, mais heureusement mon Maître les partage.

 

Cette peur d’être déconnectée.

Une chose qui me bloque, c’est que quand la séance devient intense, parfois je lâche prise, et parfois je reviens à la « réalité », c’est-à-dire que je sors de mon rôle de soumise et me demande intérieurement « Mais qu’est-ce que tu fous, là ? » J’aimerais dépasser ce stade, qui m’empêche de vraiment exploser de plaisir, et me pousse à refuser un tas de pratiques. Vois-tu, intérieurement quand je suis seule je pense à Monsieur qui me murmure des choses salaces, me maltraite, mais je ne sais pas si je pourrais subir ça avec sérieux et plaisir durant une séance.

 

 

 

Cet article est encore une fois un peu brouillon, et je t’invite à me rejoindre par message ou en commentaire à y répondre ou à rebondir sur certains points pour me donner ta propre expérience.

J’espère que cette lecture t’aura plu, si tu as d’autres questions n’hésites pas !

 

 

 

Un million de baisers papillons,

Doucecharmeuse.

 

 

 

 

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